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Je voudrais préciser que tous les poèmes présenter ici font office des droits d'auteur et que les sus-dits auteur m'ont autorisé à publier leurs oeuvres. Si vous voulez utiliser leurs oeuvres identifiez-vous auprès des-dits auteurs. Merci pour eux.
 
Mais avant tout je me présente : Arthure. Depuis longtemps j'écris des poèmes parce que je trouve que les mots deviennent beaucoup plus doux ou dur quand ils sont dit avec beauté. Et puis les poèmes font rêver et donne l'espoir, il dénonce le desespoir... Mais me présenter réellement est impossible car mon physique est contraire à mon psychique... je suis homme et femme, je suis vieu et jeune, je suis moi et toi, je suis ange et démon...
 
Arthure

 

 

Samedi 19 août 6 19 /08 /Août 18:03

 

Ines
Je ne dis rien de toi, toi, la plus enfermée,
Toi, la plus douloureuse, et non la moins aimée !
Toi, rentrée en mon sein ! je ne dis rien de toi
Qui soufres, qui te plains, et qui meurs avec moi !

Le sais-tu maintenant, ô jalouse adorée,
Ce que je te vouais de tendresse ignorée ?
Connais-tu maintenant, me l'ayant emporté,
Mon coeur qui bat si triste et pleure à ton côté ?
Poésies inédites - Marceline Desbordes-Valmore
Par Arthure - Publié dans : Vos Poèmes
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Jeudi 17 août 4 17 /08 /Août 16:08

Je sais que ce poème est un peu long mais je l'aime tellement que n'en donner qu'une partie serait vraiment un crime... Alors voici LA VISION D'OU EST SORTI CE LIVRE de VICTOR HUGO

J'eus un rêve : le mur des siècles m'apparut.

C'était de la chair vive avec du granit brut,
Une immobilité faite d'inquiétude,
Un édifice ayant un bruit de multitude,
Des trous noirs étoilés par de farouches yeux,
Des évolutions de groupes monstrueux,
De vastes bas-reliefs, des fresques colossales ;
Parfois le mur s'ouvrait et laissait voir des salles,
Des antres où siégeaient des heureux, des puissants,
Des vainqueurs abrutis de crime, ivres d'encens,
Des intérieurs d'or, de jaspe et de porphyre ;
Et ce mur frissonnait comme un arbre au zéphire ;
Tous les siècles, le front ceint de tours ou d'épis,
Étaient là, mornes sphinx sur l'énigme accroupis ;
Chaque assise avait l'air vaguement animée ;
Cela montait dans l'ombre ; on eût dit une armée
Pétrifiée avec le chef qui la conduit
Au moment qu'elle osait escalader la Nuit ;
Ce bloc flottait ainsi qu'un nuage qui roule ;
C'était une muraille et c'était une foule ;
Le marbre avait le sceptre et le glaive au poignet,
La poussière pleurait et l'argile saignait,
Les pierres qui tombaient avaient la forme humaine.
Tout l'homme, avec le souffle inconnu qui le mène,
Ève ondoyante, Adam flottant, un et divers,
Palpitaient sur ce mur, et l'être, et l'univers,
Et le destin, fil noir que la tombe dévide.
Parfois l'éclair faisait sur la paroi livide
Luire des millions de faces tout à coup.
Je voyais là ce Rien que nous appelons Tout ;
Les rois, les dieux, la gloire et la loi, les passages
Des générations à vau-l'eau dans les âges ;
Et devant mon regard se prolongeaient sans fin
Les fléaux, les douleurs, l'ignorance, la faim,
La superstition, la science, l'histoire,
Comme à perte de vue une façade noire.

Et ce mur, composé de tout ce qui croula,
Se dressait, escarpé, triste, informe. Où cela ?
Je ne sais. Dans un lieu quelconque des ténèbres.

*


Il n'est pas de brouillards, comme il n'est point d'algèbres,
Qui résistent, au fond des nombres ou des cieux,
À la fixité calme et profonde des yeux ;
Je regardais ce mur d'abord confus et vague,
Où la forme semblait flotter comme une vague,
Où tout semblait vapeur, vertige, illusion ;
Et, sous mon œil pensif, l'étrange vision
Devenait moins brumeuse et plus claire, à mesure
Que ma prunelle était moins troublée et plus sûre.

*


Chaos d'êtres, montant du gouffre au firmament !
Tous les monstres, chacun dans son compartiment ;
Le siècle ingrat, le siècle affreux, le siècle immonde ;
Brume et réalité ! nuée et mappemonde !
Ce rêve était l'histoire ouverte à deux battants ;
Tous les peuples ayant pour gradins tous les temps ;
Tous les temples ayant tous les songes pour marches ;
Ici les paladins et là les patriarches ;
Dodone chuchotant tout bas avec Membré ;
Et Thèbe, et Raphidim, et son rocher sacré
Où, sur les juifs luttant pour la terre promise,
Aaron et Hur levaient les deux mains de Moïse ;
Le char de feu d'Amos parmi les ouragans ;
Tous ces hommes, moitié princes, moitié brigands,
Transformés par la fable avec grâce ou colère,
Noyés dans les rayons du récit populaire,
Archanges, demi-dieux, chasseurs d'hommes, héros
Des Eddas, des Védas et des Romanceros ;
Ceux dont la volonté se dresse fer de lance ;
Ceux devant qui la terre et l'ombre font silence ;
Saül, David ; et Delphe, et la cave d'Endor
Dont on mouche la lampe avec des ciseaux d'or ;
Nemrod parmi les morts ; Booz parmi les gerbes ;
Des Tibères divins, constellés, grands, superbes,
Étalant à Caprée, au forum, dans les camps,
Des colliers que Tacite arrangeait en carcans ;
La chaîne d'or du trône aboutissant au bagne.
Ce vaste mur avait des versants de montagne.
Ô nuit ! Rien ne manquait à l'apparition.
Tout s'y trouvait, matière, esprit, fange et rayon ;
Toutes les villes, Thèbe, Athènes, des étages
De Romes sur des tas de Tyrs et de Carthages ;
Tous les fleuves, l'Escaut, le Rhin, le Nil, l'Aar,
Le Rubicon disant à quiconque est césar :
— Si vous êtes encor citoyens, vous ne l'êtes
Que jusqu'ici. — Les monts se dressaient, noirs squelettes,
Et sur ces monts erraient les nuages hideux,
Ces fantômes traînant la lune au milieu d'eux.
La muraille semblait par le vent remuée ;
C'étaient des croisements de flamme et de nuée,
Des jeux mystérieux de clartés, des renvois
D'ombre d'un siècle à l'autre et du sceptre aux pavois,
Où l'Inde finissait par être l'Allemagne,
Où Salomon avait pour reflet Charlemagne ;
Tout le prodige humain, noir, vague, illimité ;
La liberté brisant l'immuabilité ;
L'Horeb aux flancs brûlés, le Pinde aux pentes vertes ;
Hicétas précédant Newton, les découvertes
Secouant leurs flambeaux jusqu'au fond de la mer,
Jason sur le dromon, Fulton sur le steamer ;
La Marseillaise, Eschyle, et l'ange après le spectre ;
Capanée est debout sur la porte d'Électre,
Bonaparte est debout sur le pont de Lodi ;
Christ expire non loin de Néron applaudi.
Voilà l'affreux chemin du trône, ce pavage
De meurtre, de fureur, de guerre, d'esclavage ;
L'homme-troupeau ! cela hurle, cela commet
Des crimes sur un morne et ténébreux sommet,
Cela frappe, cela blasphème, cela souffre,
Hélas ! et j'entendais sous mes pieds, dans le gouffre,
Sangloter la misère aux gémissements sourds,
Sombre bouche incurable et qui se plaint toujours.
Et sur la vision lugubre, et sur moi-même
Que j'y voyais ainsi qu'au fond d'un miroir blême,
La vie immense ouvrait ses difformes rameaux ;
Je contemplais les fers, les voluptés, les maux,
La mort, les avatars et les métempsycoses,
Et dans l'obscur taillis des êtres et des choses
Je regardais rôder, noir, riant, l'œil en feu,
Satan, ce braconnier de la forêt de Dieu.

*


Quel titan avait peint cette chose inouïe ?
Sur la paroi sans fond de l'ombre épanouie
Qui donc avait sculpté ce rêve où j'étouffais ?
Quel bras avait construit avec tous les forfaits,
Tous les deuils, tous les pleurs, toutes les épouvantes,
Ce vaste enchaînement de ténèbres vivantes ?
Ce rêve, et j'en tremblais, c'était une action
Ténébreuse entre l'homme et la création ;
Des clameurs jaillissaient de dessous les pilastres ;
Des bras sortant du mur montraient le poing aux astres ;
La chair était Gomorrhe et l'âme était Sion ;
Songe énorme ! c'était la confrontation
De ce que nous étions avec ce que nous sommes ;
Les bêtes s'y mêlaient, de droit divin, aux hommes,
Comme dans un enfer ou dans un paradis ;
Les crimes y rampaient, de leur ombre grandis ;
Et même les laideurs n'étaient pas malséantes
À la tragique horreur de ces fresques géantes.
Et je revoyais là le vieux temps oublié.
Je le sondais. Le mal au bien était lié
Ainsi que la vertèbre est jointe à la vertèbre.

Cette muraille, bloc d'obscurité funèbre,
Montait dans l'infini vers un brumeux matin.
Blanchissant par degrés sur l'horizon lointain,
Cette vision sombre, abrégé noir du monde,
Allait s'évanouir dans une aube profonde,
Et, commencée en nuit, finissait en lueur.

Le jour triste y semblait une pâle sueur ;
Et cette silhouette informe était voilée
D'un vague tournoiement de fumée étoilée.

*


Tandis que je songeais, l'œil fixé sur ce mur
Semé d'âmes, couvert d'un mouvement obscur
Et des gestes hagards d'un peuple de fantômes,
Une rumeur se fit sous les ténébreux dômes,
J'entendis deux fracas profonds, venant du ciel
En sens contraire au fond du silence éternel ;
Le firmament que nul ne peut ouvrir ni clore
Eut l'air de s'écarter.

*


Du côté de l'aurore,
L'esprit de l'Orestie, avec un fauve bruit,
Passait ; en même temps, du côté de la nuit,
Noir génie effaré fuyant dans une éclipse,
Formidable, venait l'immense Apocalypse ;
Et leur double tonnerre à travers la vapeur,
À ma droite, à ma gauche, approchait, et j'eus peur
Comme si j'étais pris entre deux chars de l'ombre.

Ils passèrent. Ce fut un ébranlement sombre.
Et le premier esprit cria : Fatalité !
Le second cria : Dieu ! L'obscure éternité
Répéta ces deux cris dans ses échos funèbres.

Ce passage effrayant remua les ténèbres ;
Au bruit qu'ils firent, tout chancela ; la paroi
Pleine d'ombres, frémit ; tout s'y mêla ; le roi
Mit la main à son casque et l'idole à sa mitre ;
Toute la vision trembla comme une vitre,
Et se rompit, tombant dans la nuit en morceaux ;
Et quand les deux esprits, comme deux grands oiseaux,
Eurent fui, dans la brume étrange de l'idée,
La pâle vision reparut lézardée,
Comme un temple en ruine aux gigantesques fûts,
Laissant voir de l'abîme entre ses pans confus.

*

Lorsque je la revis, après que les deux anges
L'eurent brisée au choc de leurs ailes étranges,
Ce n'était plus ce mur prodigieux, complet,
Où le destin avec l'infini s'accouplait,
Où tous les temps groupés se rattachaient au nôtre,
Où les siècles pouvaient s'interroger l'un l'autre
Sans que pas un fît faute et manquât à l'appel ;
Au lieu d'un continent, c'était un archipel ;
Au lieu d'un univers, c'était un cimetière ;
Par places se dressait quelque lugubre pierre,
Quelque pilier debout, ne soutenant plus rien ;
Tous les siècles tronqués gisaient ; plus de lien ;
Chaque époque pendait démantelée ; aucune
N'était sans déchirure et n'était sans lacune ;
Et partout croupissaient sur le passé détruit
Des stagnations d'ombre et des flaques de nuit.
Ce n'était plus, parmi les brouillards où l'œil plonge,
Que le débris difforme et chancelant d'un songe,
Ayant le vague aspect d'un pont intermittent
Qui tombe arche par arche et que le gouffre attend,
Et de toute une flotte en détresse qui sombre ;
Ressemblant à la phrase interrompue et sombre
Que l'ouragan, ce bègue errant sur les sommets,
Recommence toujours sans l'achever jamais.

Seulement l'avenir continuait d'éclore
Sur ces vestiges noirs qu'un pâle orient dore,
Et se levait avec un air d'astre, au milieu
D'un nuage où, sans voir de foudre, on sentait Dieu.

*

De l'empreinte profonde et grave qu'a laissée
Ce chaos de la vie à ma sombre pensée,
De cette vision du mouvant genre humain,
Ce livre, où près d'hier on entrevoit demain,
Est sorti, reflétant de poëme en poëme
Toute cette clarté vertigineuse et blême ;
Pendant que mon cerveau douloureux le couvait,
La légende est parfois venue à mon chevet,
Mystérieuse sœur de l'histoire sinistre ;
Et toutes deux ont mis leur doigt sur ce registre.

Et qu'est-ce maintenant que ce livre, traduit
Du passé, du tombeau, du gouffre et de la nuit ?
C'est la tradition tombée à la secousse
Des révolutions que Dieu déchaîne et pousse ;
Ce qui demeure après que la terre a tremblé ;
Décombre où l'avenir, vague aurore, est mêlé ;
C'est la construction des hommes, la masure
Des siècles, qu'emplit l'ombre et que l'idée azure,
L'affreux charnier-palais en ruine, habité
Par la mort et bâti par la fatalité,
Où se posent pourtant parfois, quand elles l'osent,
De la façon dont l'aile et le rayon se posent,
La liberté, lumière, et l'espérance, oiseau ;
C'est l'incommensurable et tragique monceau,
Où glissent, dans la brèche horrible, les vipères
Et les dragons, avant de rentrer aux repaires,
Et la nuée avant de remonter au ciel ;
Ce livre, c'est le reste effrayant de Babel ;
C'est la lugubre Tour des Choses, l'édifice
Du bien, du mal, des pleurs, du deuil, du sacrifice,
Fier jadis, dominant les lointains horizons,
Aujourd'hui n'ayant plus que de hideux tronçons,
Épars, couchés, perdus dans l'obscure vallée ;
C'est l'épopée humaine, âpre, immense, — Écroulée.
Victor Hugo
Par Arthure - Publié dans : Les Classiques
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Dimanche 13 août 7 13 /08 /Août 00:01

Décembre

 

Le hibou parmi les décombres
Hurle, et Décembre va finir ;
Et le douloureux souvenir
Sur ton coeur jette encor ses ombres.

Le vol de ces jours que tu nombres,
L'aurais-tu voulu retenir ?
Combien seront, dans l'avenir,
Brillants et purs ; et combien, sombres ?

Laisse donc les ans s'épuiser.
Que de larmes pour un baiser,
Que d'épines pour une rose !

Le temps qui s'écoule fait bien ;
Et mourir ne doit être rien,
Puisque vivre est si peu de chose.

 

 

François Coppée

 

Par Arthure - Publié dans : Les Classiques
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Samedi 12 août 6 12 /08 /Août 11:55
Elle

Mon Dieu ! si elle allait mourir !
Si la pelle allait la couvrir,
Avec son bec de bois qui ramasse la terre,
Si sa soeur ou son frère,
Pour la pleurer allaient venir !

Si la cloche toujours au guet
Allait donner sa voix qui fait :
Mort-mort, mort-mort, en hochant de la tête ;
Et que le fossoyeur fit fête,
Assis au bord de son creux fait !

Si la grande et jaune bougie
Allait flamber sur cette vie
Eteinte à tout jamais !

Si le drap noir sous sa croix blanche,
Etendant ses bras sur la planche,
Allait lui ôter l'air, si encore elle était !

Et si le prêtre aux chants de marbre
Allait se mettre à cheminer
Pour la conduire sous un arbre
Et puis comme tous la laisser !

Si des autres les os allaient tomber sur elle,
Dans sa maison construite sans truelle ;
Si pour la voir encor j'allais être obligé
De chercher dans ces os, son corps inanimé
Qui ne répondrait plus

A mes cris, à mes larmes ;
Qu'on toucherait dessous, dessus
Sans qu'il bougeât, - et que toutes les armes
Qui viendraient le fouiller n'y trouveraient que chair
Molle, et rendant un vent qui empoisonne l'air.

Si je ne reconnaissais pas sa bouche !
Si sa figure était farouche !
Si déjà ses traits étaient ravagés !
Si ses beaux yeux étaient rongés !
Si ses dents étaient serrées !
Sous ses lèvres crispées ;
Ses lèvres grimaçant, ses dents grinçant l'horreur !
Si sa poitrine était ouverte,
Et sa langue découverte,
Par son cou déchiré, pendant,
Et sa gorge saignant !
Je crois que j'aurais peur.

Peur ! eh ! de quoi peur ? d'une morte,
Qui dans sa fosse apporte
Un coeur à vous lorsqu'il battait,
Que vous seul il idolâtrait ?
Ce que vous avez eu pendant toute sa vie,
Ce qui l'a sans cesse nourrie,
Qui de son âme a fait un amour dans son corps,
Qu'elle a toujours gardé, sans craindre le remords ?

Peur d'une femme à qui vous diriez : Que tu meures ?
Je le veux, je le veux! Ne ris pas... tu l'effleures
Ce sein sur qui tu mets la pointe d'un poignard ;
Craindrais-tu la souffrance ?

" Allons, enfonce donc ! enfonce ! " - Et qu'un regard
Vous dit en se fermant : " Voilà mon existence. "
Des restes d'un tel corps pourrait-on avoir peur ?
Je m'y cramponnerais, ainsi qu'un ver rongeur.

De deux je ferais un ; j'aime tant, qu'il me semble
Que je lierais, chairs, os, entortillés ensemble ;
De sorte qu'on dirait en y fixant ses yeux
Jamais cet 1 de chair, n'a pu former un 2.

Xavier Forneret

Par Arthure - Publié dans : Les Classiques
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Samedi 12 août 6 12 /08 /Août 10:57

Je sais bien que Jacques Brel est un chanteur mais ses chansons ressemble tellement plus à des poèmes... Surtout Ne me quitte pas... Cette chanson me fait rêver comme un poème. Elle rentre dans un imaginaire magnifique et je ne pouvais pas ne pas vous la faire partager...

 

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuait parfois
A coup de pourquoi
Le coeur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi, je t'offrirais
Des perles de pluie
Venu de pays
Où il ne pleus pas
Je creuserais la terre
Jusqu'àpreès la mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferais un domaine
Où l'amour sera roi,
Où l'amour sera loi
Où tu sera reine
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots incensés
Que tu comprendra
Je te parlerai
De ces amants là
Qui ont vu deux fois
Leur coeur s'embrasés
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vuieux
Il est parait-il
Des terres brûlé
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flambloit
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleuré
Je ne vais plus parlé
Je me cacherait là
A te regarer dansé et sourire
A t'écouter chanté et rire
Laisse moi devenir l'ombre
De ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Mais ne me quitte pas,
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Par Arthure - Publié dans : Les Classiques
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